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# Boire ou conduire
- URL: https://www.souslesroues.media/boire-ou-conduire/
- Published: 2026-05-20T15:34:48.000Z
- Updated: 2026-06-09T15:46:39.000Z
- Description: Alexandra Pannetrat, 36 ans, vit avec une maladie rare qui atrophie ses muscles ; elle ne peut lever un verre seule. Pourtant, six ans durant, elle s'est alcoolisée jusqu'au coma, aidée par ses proches. Le corps médical, lui, n'a vu que son handicap. Elle répond aux questions de Malick Reinhard.
- Author: Malick Reinhard
- Tags: 🔬 Sciences et santé, 🗣️ Témoignages

![audio-thumbnail](https://storage.ghost.io/c/26/60/26607fb1-11bd-42a9-89cc-33f3e1deb704/content/media/2026/05/ElevenLabs_Untitled_Project--19---1-_thumb.png)

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S'autodétruire passe souvent pour une prérogative de « valide ». Du moins, c'est ce qu'on aime croire en fixant nos propres limites. Lever le coude, s'enfiler des verres à la chaîne, cela demande un minimum de biceps. Alexandra Pannetrat, elle, n'a plus la force musculaire de soulever quelconque breuvage à hauteur de ses lèvres. Son corps, qui cohabite depuis toujours avec une [amyotrophie spinale](#def:%2A%2ADéfinition%2A%2A<br>L'amyotrophie spinale est une maladie rare, qui touche environ une personne sur 100 000. Une anomalie génétique empêche la production de la protéine SMN, indispensable aux cellules nerveuses qui commandent les muscles. Privés de cette protéine, les muscles s'affaiblissent et « fondent ». La maladie peut se déclarer dès les premiers mois de vie, ou plus tard, à l'âge adulte.), refuse ce genre d'effort. Pourtant, pendant six années, elle a mené de front une entreprise d'alcoolisation massive, méthodique, littéralement suspendue aux mains de celles et ceux qu'elle « payait pour pallier ses limitations » — ses auxiliaires de vie. Un « passe-droit morbide », comme elle l'appelle, exercice de manipulation de tous les instants.

Mais, voilà, un jour de 2023, la mécanique, évidemment, s'est écroulée. [Réveil en réanimation](https://www.souslesroues.media/merci-de-ne-pas-mavoir-sauve-la-vie/), à seulement 33 ans, au milieu des néons et des « bip-bip ». Toutefois, malgré un foie au bord de la rupture et des hypoglycémies vertigineuses, le corps médical n’a longtemps regardé que le fauteuil roulant et la maladie génétique de la jeune femme. À l’hôpital, on voit le verre à moitié plein ; Alexandra, complètement vidée, n'a pas un problème de dépendance, elle est simplement une personne avec un handicap dégénératif.

C'est ce que la littérature psychiatrique nomme « [l’éclipse diagnostique](#def:%2A%2ADéfinition%2A%2A <br> L'éclipse diagnostique désigne le biais qui amène le personnel soignant à attribuer les symptômes d’une personne à son diagnostic connu, plutôt que d'envisager une autre cause. Les personnes en situation de handicap chronique y sont particulièrement exposées : leurs douleurs, leur fatigue ou leurs troubles métaboliques sont rapportés à leur pathologie connue, au risque de laisser passer un événement en lien avec un autre trouble.) ». Comme le souligne [une étude de la chercheuse américaine Amanda Hallyburton (2022)](https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/inm.13034?ref=souslesroues.media), face à un ou une patiente en situation de handicap, le corps médical a tendance à imputer tous les signaux d'alarme à la condition initiale. Le handicap agit comme un paravent massif — un écran de fumée qu'Alexandra, elle-même, n'a pas supporté. Pour la Française de 36 ans, cette fois, c'en est trop, elle doit agir — impossible de mourir d’alcoolisme si jeune. Pour elle, une chose est sûre : c'est sa maladie, ou la vieillesse, qui aura raison d'elle. « Pas un baril de gin tous les matins ! »

![Dessin humoristique de style bande dessinée. La nuit, devant un bar dont l'enseigne indique « Roulez Jeunesse », deux policiers en uniforme contrôlent l'alcoolémie d'une jeune femme en fauteuil roulant électrique, équipée d'une assistance respiratoire reliée à une canule trachéale. L'éthylotest qu'ils lui présentent affiche 2.34. Bouches ouvertes et gouttes de surprise dessinées au-dessus de leurs têtes, les agents paraissent interloqués. Au fond, des clients accoudés au comptoir d'un bar éclairé sont aussi surpris ; le barman, un homme, sourit d'un air satisfait derrière le comptoir ; canettes et mégots jonchent les pavés de la rue.](https://storage.ghost.io/c/26/60/26607fb1-11bd-42a9-89cc-33f3e1deb704/content/images/2026/05/Gemini_Generated_Image_89iygy89iygy89iy_upscayl_2x_upscayl-lite-4x-2.png)

Gemini (Nano Banana 2) : “Franco-Belgian comic style, Franquin-esque, night, wet cobblestones outside the bar 'Roulez Jeunesse'. Two wide-eyed cops breathalyzing a young woman in a power wheelchair with tracheostomy and ventilator hose ; device displays '2.34'. Police car in the background."

**🧑🏽‍🦱 Malick Reinhard : Alexandra, merci d'avoir accepté cet échange. Pour poser d'emblée le cadre : vous vivez avec une amyotrophie spinale et vous avez traversé de graves épisodes d'alcoolisme, au point de frôler la mort. Physiologiquement, comment votre corps encaissait-il ce genre de cocktail ?**   
**👩🏻 Alexandra Pannetrat :** Il ne l'encaissait pas, il s'effondrait. Ma maladie provoque une fonte musculaire très importante. Mais, les muscles, ce sont les principaux réservoirs de [glycogène](#def:%2A%2ADéfinition%2A%2A<br>Le glycogène est la forme sous laquelle l'organisme met en réserve le sucre apporté par l'alimentation. Il s'accumule pour l'essentiel dans le foie %28environ 100 grammes%29 et les muscles %28300 à 400 grammes%29. Celui du foie est libéré dans le sang entre les repas, pour maintenir la glycémie et alimenter notamment le cerveau ; celui des muscles n'est utilisé que par les muscles eux-mêmes, lors de l'effort.) du corps. Quand vous passez vos journées à boire de l'alcool fort sans rien avaler d'autre, avec un stock d'énergie quasi inexistant, c’est une bombe à retardement. Je n'avais aucune marge de manœuvre. C'était de la roulette russe à chaque verre, en fait.

**Et vous le saviez, à ce moment-là ?**   
Dans le fond, oui. Mais l'addiction a ce pouvoir de venir éteindre toute rationalité…

**Pourtant, vous aviez l'habitude d'en plaisanter. Dans votre entourage, vous racontiez vos week-ends, en vous vantant de votre ébriété…**  
C’était du cynisme, surtout, je crois. Et un bouclier. L'humour, ça sert principalement à rassurer les personnes autour de vous. Si on leur explique que, oui, effectivement, ils ont raison, avec votre maladie, c’est encore plus grave d’être alcoolique, là, vous perdez tout accès à l'alcool. Alors, on fait la conne de service pour dédramatiser, rassurer… et continuer à consommer. Car, ce qu'on ne raconte pas, c'est la difficulté à s'alcooliser quand on peut même plus amener le verre à sa bouche. On a bien besoin de l'aide des autres pour boire.

**C'est glaçant…**   
Complètement !

**Excusez-moi, mais qui acceptait de vous aider ? Vos auxiliaires de vie, votre compagnon de l'époque… Il n’y a pas une forme de « responsabilité » de leur part ?**   
Non, absolument pas. Ce serait trop facile de leur faire porter le chapeau. Je suis une adulte dotée de tout mon discernement cognitif. Si je demande de l'aide pour allumer une cigarette, je veux qu'on m'aide à fumer, point. [Je paie des auxiliaires](https://www.souslesroues.media/travailleur-un-dependant/) pour compenser mes limites physiques, pas pour être mes tuteurs légaux. Leur travail, c'est d'exécuter ce que je ne peux pas faire.

![Portrait d'une femme souriante assise dans un fauteuil roulant électrique à l'intérieur d'un salon. Elle est équipée d'un tube respiratoire (trachéotomie) visible au niveau de son cou.](https://storage.ghost.io/c/26/60/26607fb1-11bd-42a9-89cc-33f3e1deb704/content/images/2026/05/2023-10-27_Photo_Image-1-1.png)

De 2017 à 2023, Alexandra Pannetrat a vécu un alcoolisme sévère, éclipsé par son handicap. Aujourd'hui sobre, elle raconte le « passe-droit morbide » dont elle a failli mourir. — © Archives personnelles

**Quand même, au-delà de la stricte définition de l'autonomie, il y a la réalité humaine — une responsabilité, d'humain à humain, d'empêcher quelqu'un ou quelqu'une de se mettre en danger de mort, non ? Handicap ou pas, d'ailleurs…**  
Pourquoi aurais-je moins de droit à l'autodestruction sous prétexte que j'ai besoin d'aide pour lever mon bras ? C'est terrible à entendre, je sais. Mais, refuser de me servir à boire, alors que je le demandais, pour moi, à ce moment-là, c'était une privation de liberté insupportable. L'addiction vous rend extrêmement créative pour obtenir ce que vous voulez, de toute façon. Si l'un refusait, je manipulais la personne suivante. Je ne dis pas que c’est une bonne chose, hein…

**Cependant, à un moment, la manipulation ne suffit plus, et vous finissez par faire plusieurs** [**crises d'acidose**](#def:%2A%2ADéfinition%2A%2A <br>Une crise d'acidose métabolique survient lorsque le sang devient anormalement acide, faute d'avoir éliminé ou neutralisé les acides produits par l'organisme. Dans ses formes sévères, elle provoque respiration accélérée, troubles de la conscience, défaillance cardiaque, et peut engager le pronostic vital. Un jeûne prolongé, une infection, la consommation d'alcool ou certaines pathologies chroniques peuvent la déclencher.)**…**  
On m'a expliqué que ma glycémie était tombée si bas que mon corps peinait à la mesurer. Pour vous donner une idée, on était aux alentours de 0,5 mmol/L, bien loin de la norme *\[entre 4 et 7 mmol/L, ndlr.\]*. Et j’ai dû être hospitalisée plusieurs fois.

**Vous vous souvenez de ces moments-là ?**   
Non, de rien. Le trou noir complet. La première fois que mon système a totalement lâché, je me suis réveillée aux urgences, sans aucun souvenir de ce qui s'était passé. L'équipe médicale, les infirmières et les infirmiers, pleuraient autour de mon lit.

[Lettre à l’infirmier qui a manqué de me faire mourirLettre à l’infirmier qui a failli lui ôter la parole. Malick Reinhard revit un moment crucial des soins intensifs, où une décision médicale aurait pu le réduire au silence. Un récit intime sur l’importance de la communication, les dilemmes éthiques et la résilience face à l’adversité médicale.![](https://static.ghost.org/v5.0.0/images/link-icon.svg)Couper l’herbe sous les roues | Pour tailler les clichés du handicapMalick Reinhard![](https://storage.ghost.io/c/26/60/26607fb1-11bd-42a9-89cc-33f3e1deb704/content/images/thumbnail/----50--3-b9b39231adf71e8bcd3e2f00b470a1bfdacb24099963f210b6292c435faada4c.png)](https://www.souslesroues.media/merci-de-ne-pas-mavoir-sauve-la-vie/)

****À lire aussi…**

**Pas commun comme réaction, dans un service d'urgences… Et, justement, vous décrivez le corps médical en larmes, choqué de votre survie. Est-ce qu'il n'y avait pas un peu de complaisance de la part du personnel hospitalier ? Est-ce qu'on vous laissait boire en se disant : « La pauvre, vu sa condition, c'est bien son seul plaisir » ? On sait que l'addiction, chez les personnes handicapées, est souvent sous-diagnostiquée ou minimisée…**  
C’est toute l'hypocrisie de la situation. Oui, il y a un angle mort gigantesque. Quand un patient valide arrive aux urgences à répétition avec un taux d'alcoolémie record, on finit par lui parler de cure, on l'oriente vers la psychiatrie. Moi, on me stabilisait, et on me laissait repartir. Le handicap crée une sorte de passe-droit morbide. Parce que la société considère nos vies comme par nature « tragiques », nos conduites d'autodestruction sont vues avec indulgence. « Laissez-la boire, sa vie est déjà assez dure. » Cette pitié-là a bien failli me tuer autant que l'alcool !

**Ça n’est pas anodin ce que vous dites…**  
Bah, non… *\[Elle réfléchit\]* Le statut de « patiente complexe », c'est la meilleure des couvertures. Tant que les médecins focalisaient toute leur inquiétude sur ma génétique et sur la maladie, il ne me posait pas les questions qui fâchent sur les bouteilles vides. Ils mettaient les résultats hépatiques désastreux sur le dos de mes traitements médicaux, d'une fragilité inhérente à la maladie... sur le dos de n'importe quoi d'autre, sauf de l'évidence.

[« Vous êtes malade ». Et si je ne suis pas d’accord ?Quand les données médicales contredisent le ressenti personnel, faut-il devenir patient, ou rester une personne ? Malick Reinhard explore cette frontière délicate entre expertise médicale et qualité de vie.![](https://static.ghost.org/v5.0.0/images/link-icon.svg)Couper l’herbe sous les roues | Pour tailler les clichés du handicapMalick Reinhard![](https://storage.ghost.io/c/26/60/26607fb1-11bd-42a9-89cc-33f3e1deb704/content/images/thumbnail/1-7-a2234f95093a443474dff5fa725691b259759efcb718e904c4920b674113f651.png)](https://www.souslesroues.media/sous-les-constantes-des-trop-pics/)

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**Vous n'aviez jamais envie de leur hurler : « Regardez l'addiction, pas le fauteuil ! » ?**  
Pas vraiment… Car, ça impliquait de vouloir être aidée. Mais, c'était pas vraiment mon projet. J'avais même réussi à me convaincre, comme les médecins, que c’était ma maladie qui me faisait aller à l'hôpital. Finalement, à mes yeux, l'alcool, c'était qu’un accélérateur. Ce n'était pas la cause. Mais, une fois que j'ai commencé à me faire soigner, j’ai compris que, non, ma maladie n’était pas la cause de mes symptômes. Pour que je le comprenne, quand même, j’ai dû attendre de faire un coma éthylique, de me retrouver en réanimation et, là, je me suis dit : « Merde ! C’est ta maladie, ou la vieillesse, qui va te tuer. Pas un baril de gin chaque matin ! »

**Vous conviendrez que tout ça ressemble sacrément au point de bascule parfait d'**[**une série *Netflix***](https://www.souslesroues.media/tag/handic-and-chill/) **à gros budget — le choc, l'épiphanie, puis la rédemption… C'est ce qui s'est passé ?**  
Oui… mais non, je dirais ! *\[Elle rit\]* C'est ce qu'on voudrait entendre, oui. Le public adore [la belle histoire de la survivante](https://www.souslesroues.media/marche-ou-creve/) qui a soudainement « la Révélation ».

[Faire remarcher des tétraplégiques : enquête sur les dérives éthiques des implants cérébrauxFaire remarcher des tétraplégiques ? La promesse fascine le monde. Mais répond-elle à un besoin réel ou au fantasme des « valides » et à l’égo des chercheurs ? Dérives éthiques, discours contrôlés, gros sous… Enquête sur une science qui vise les étoiles, quand le quotidien, lui, reste sur terre.![](https://static.ghost.org/v5.0.0/images/link-icon.svg)Couper l’herbe sous les roues | Pour tailler les clichés du handicapMalick Reinhard![](https://storage.ghost.io/c/26/60/26607fb1-11bd-42a9-89cc-33f3e1deb704/content/images/thumbnail/Jocelyne_et_Gregoire-1-1a8c5b431f84a82b49babc1bf64612686dc85bea52b796a804865f58a54b6d93.jpg)](https://www.souslesroues.media/marche-ou-creve/)

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**Mais ?…**  
Mais, la réalité est beaucoup moins poétique. Je n'ai pas eu de déclic mystique, hormis que je n’avais tout simplement pas envie de mourir à 33 ans, quoi ! Ça n'était pas négociable, en fait ! *\[Elle rit\]*

**Il n'y a donc pas de belle morale édifiante à votre histoire.**   
Non, et je ne tiens pas à en inventer une. Ça demande une logistique folle, une manipulation constante de l'entourage, surtout quand on ne peut même plus lever un verre soi-même. Il faut calculer, anticiper, batailler pour obtenir sa dose. Être sobre n'est pas une quête de pureté spirituelle ou un éveil à la beauté du monde. C'est juste devenu l'option la plus pragmatique pour ne pas mourir. Je n'avais physiquement plus la force de m'autodétruire. Et, tant mieux !

Adele – I Drink Wine

**Comment allez-vous, aujourd'hui, Alexandra ?**   
Je vais bien. Ou disons, je vais mieux. Petit à petit. Mais, je ne sais pas encore si je retrouverais toute mon énergie d’avant. Et puis, on est jamais totalement guérie de l’alcoolisme. Ça se contrôle, mais une rechute est vite arrivée — j’en ai vraiment conscience.

**Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter, alors ?**   
De m'ennuyer, profondément. *\[Elle rit\]* C’est vrai, je vous jure ! Ne me souhaitez pas de grands bouleversements ou des révélations incroyables. Souhaitez-moi une vie sans drame médical et sans trop de bips de *monitoring*. Après tout ça, la routine, dans la sérénité, c'est devenu le seul luxe que j’apprécie !

**Alexandra, merci.**

#### 🛟 Vous avez besoin d'aide ?

****Numéros d'urgence**  
🚓 ****Police :** 117 ou 112   
🚑 ****Urgences médicales :** 144 ou 112  
****☢️ Tox Info :** 145 *(en Suisse uniquement)*  
🙌 ****La Main Tendue :** 143 **(en Suisse uniquement)*  
****🦻 Personnes sourdes et malentendantes – pour tous types d'urgence :** SMS au 079 702 05 05 **(en Suisse uniquement)*

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****Hotlines**  
****🇨🇭 Alcooliques Anonymes Suisse romande :** 0848 848 846  
🇧🇪 **Infor-Drogues & Addictions :** 02 227 52 52  
****🇨🇦 Drogue : aide et référence :** 1 800 265-2626  
****🇫🇷 Alcool Info Service :** 0 980 980 930  
****🇱🇺 Centre National de Prévention des Addictions :** 49 77 77 - 55

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****Trouver un centre d'aide**  
[Cliquez ici pour une liste par canton](https://indexaddictions.infodrog.ch/?ref=souslesroues.media#/?specializations=10)

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****Berne**  
Santé bernoise  
Rue de la Gare 50   
2502 Bienne   
Tél. 032 329 33 73   
Hotline : 0800 070 070   
[www.santebernoise.ch](https://www.santebernoise.ch/?ref=souslesroues.media)

****Fribourg**  
Fondation Le Torry  
Avenue Général-Guisan 54   
1700 Fribourg   
Tél. 026 460 88 22 **(24h/24)*  
[www.letorry.ch](https://letorry.ch/?ref=souslesroues.media)

****Genève**  
Carrefour addictionS  
Rue Agasse 45   
1208 Genève   
Tél. 022 329 11 69   
[info@carrefouraddictions.ch](mailto:info@carrefouraddictions.ch)  
[www.carrefouraddictions.ch](https://carrefouraddictions.ch/?ref=souslesroues.media)

****Jura**  
Addiction Jura  
Rue de la Brasserie 18   
2800 Delémont   
Tél. 032 484 71 30  
[info@addiction-jura.ch](mailto:info@addiction-jura.ch)  
[www.addiction-jura.ch](https://www.addiction-jura.ch/?ref=souslesroues.media)

****Neuchâtel**  
Addiction Neuchâtel — Consultation alcool   
Rue de la Place-d'Armes 7   
2000 Neuchâtel   
Tél. 032 886 96 00   
[www.addiction-neuchatel.ch](https://www.addiction-neuchatel.ch/?ref=souslesroues.media)

****Vaud**  
Fondation vaudoise contre l'alcoolisme (FVA)   
Avenue de Provence 4   
1007 Lausanne   
Tél. 021 623 84 84   
[info@fva.ch](mailto:info@fva.ch)  
[www.fva.ch](https://www.fva.ch/?ref=souslesroues.media)

****Valais**  
Addiction Valais  
Place du Midi 36   
1950 Sion   
Tél. 027 329 89 00   
[info@addiction-valais.ch](mailto:info@addiction-valais.ch)  
[www.addiction-valais.ch](https://www.addiction-valais.ch/?ref=souslesroues.media)

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****Belgique**  
Aide Alcool **(Le Pélican ASBL & Centre Alfa)*  
[www.aide-alcool.be](https://www.aide-alcool.be/?ref=souslesroues.media)

****Canada (Québec)**  
Drogue : aide et référence   
Tél. 1 800 265-2626 **(24h/24, 7j/7, gratuit et anonyme)*  
[www.aidedrogue.ca](https://aidedrogue.ca/?ref=souslesroues.media)

****France**  
Alcool Info Service   
Tél. 0 980 980 930 **(7j/7, 8 h-2 h, anonyme et non surtaxé)*  
[www.alcool-info-service.fr](https://www.alcool-info-service.fr/?ref=souslesroues.media)

****Luxembourg**  
Centre Äddi-C **(CHNP)*  
Tél. 2682 7701   
[addic@chnp.lu](mailto:addic@chnp.lu)  
[www.addic.lu](https://addic.lu/?ref=souslesroues.media)

![](https://storage.ghost.io/c/26/60/26607fb1-11bd-42a9-89cc-33f3e1deb704/content/images/2026/05/kikki_upscayl_4x_upscayl-lite-4x.png) 

#### 🧪 Sciences et santé

Faire « remarcher » des tétraplégiques répond-il à un besoin ou à un fantasme « valide » ? Le diagnostic prénatal est-il un progrès ou un eugénisme moderne ? 

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****Journaliste, Malick Reinhard vit avec une maladie qui limite considérablement ses mouvements. Dans** ***Couper l’herbe sous les roues** **, le Suisse propose chaque semaine analyses, témoignages et enquêtes sur le handicap, une réalité qui concerne une personne sur deux au cours de sa vie.**

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